Guide, il, cil. 2o
cause consciente du iikiiuIc. comme riiitellect est l'efficient (le rintellii;il)le, c|ui. en tant ([irintellij;'il)le. est nécessairement [tensé et compris par rintellect. .Mais il n'y H pas là l'idée d'un dessein. Cette idée comme celle de détermination ne s'appliquent qu'à ce qui n'existe pas encore et (jui peut exister ou ne pas exister tel qu'on l'a projeté ou di-teruiiné.
i'iinui ]e>^ pliilosophes modernes qui professent l'éternité du monde ('), certains admettent que Dieu est la cause du monde, dont il a préféré l'existence à la nonexistence, qu'il l'a fait avec dessein et détermine tel qu'il est. Mais ils jugent inadmissible que cela ait eu lieu dans un temps jdulot ([ue dans un auti'e ; ils estiment ([u'il en a toujours él(' ainsi, atlemlu (pie l'action et la volonté de Dieu ne saurait être sujettes au chaiigciiienl.
Ces philosophes, à la vérité, ont changé le mot de « nécessité », mais ils ont laissé subsister l'idée. Ce n'est pas là l'idée de dessein tel que nous l'envisageons : nous entendons dire cpie le nioude n'est pas nécessairement émaiK- de Dieu, comme l'cU'et sort de sa cause, dont il est tellement inséparable (ju il ne peut dianger sans (^ue la cause elle-même subisse un changement ou que. du moins, elle change à l'égard d'une de ses couditions. I^e monde n'est pas une conséquence nécessaire de l'existence de Dieu, il est l'œuvre de sa libre volonté.
Examinons la question de la diversité dans le monde supérieur. Celte diversité a nécessairement une cause. Celte cause a-t-elle. par son existence même, motivé et rendu nécessaire celle diversité? ( )u bien est-elle la cause clliciciite et (h'terminalive de celle diversité ?
Pour .Vristote, comme on l'a montré, tout est émané du suprême principe par nécessité, tandis cpie pour Ma'imonide c'est Dieu (pii a tout (•i-('-(' a\('c ilcssein et par sa seule volonté.
On admet comme démoitlr'e (') ([ue : i" d'une chose