III, ch. 12, p. ;8 et suiv
RAPPORTS nE DIEU AVEC LE MONDE 91
rence du plus au moins, si ce n'est celle qui résulte de la disposition dos iiialièrcs('). Celui qui a obtenu ce sui>crflu n'a cont[uis par là aucune prcrojjative dans sa substance, tandis que celui qui manque des superlluitcs de la vie n'en est pas nécessairenient amoindri : il ne faut pas avoir égard à l'exception ('). La bouté de Dieu s'exerce envers les créatures en ce que, d'une part, il leur fait trouver le nécessaire à proportion des besoins, et que. d'autre [>art, il établit l'égalité entre les individus d'une même espèce. Œuvres et lois divines sont d'une extrême justice. ^lais nos intelligences sont trop courtes pour saisir la perfection de toutes ces opuvres et la justice de tous ces déci-ets. Et, de même que nous comprenons certaines merveilles de ses opérations dans les membres des animaux et le mécanisme céleste, de même nous saisissons la justice d'une pai-tie de ces lois. Mais ce qui nous en reste caché est beaucoup plus considérable que ce qui nous en est manifesté (').
Dans le monde sublunaire, la Providence ne s'attache, en fait d'individus, qu'à ceux de la seule espèce humaine (*). Et c'est dans cette espèce seule que les conditions des individus sont conformes au mérite. Pour ce qui concerne les animaux, et. à plus forte raison, les plantes, Maïmoniilc se rallie à .Vristole. Il ne croit pas que telle feuille tombe ou que telle araignée ait dévoré telle mouche par »uil(' d'un dt'-cret spét'ial de la divinité. Tout cela est Icllct du [)ur hasard, comme le pense Arislolc.
La providence suit l'épanchement divin ('|. L'intellect
I, .'Vu corps qui est formi' dan.s un certain dessein et suivant un certain plan il »';iji>ute des choses accessoires (par exemple, le poil, le teint, etc.». qui résultent de la qualité matérielle de certaine.s parties du corps ; cf. I, ch. :i. p 304-365.
a. Cr III, ch. 34, p. îOeafl;