Giiitle, III, ch. i;, p. iigcl suiv
.'i « L'intellect qui s'épanche de la part de Dieu sur nous est le lien qui existe entre nous et lui. M dépend de toi de fortilier ce lien ou de l'an'ai* blir jusqu'à le deTaire. Ce lien ne peut se rorlilier que lorsqu'on en fait
qui s'épanche sur nous est le lien entre riiomme et Dieu. Et, de même que nous le percevons au moyen île la lumière qu'il épanche sur nous, comme il est dit : « Par ta lumière nous voyons la lumière » (Ps., 3G. lo). de même, c'est au moyen de cette lumière qu"il nous observe et qu'il est toujours avec nous ('). L'espèce à laquelle s'attache l'épanchcment est accompagnée de la Providence qui mesure toutes les actions, de manière à les récompenser ou à les punir. S'il est vrai, comme le dit Aristote. que la submersion du navire avec son équipage a été l'etret du l>ur hasard, ce n'était pourtant point par l'efl'et du hasard que les gens étaient entrés ilans le navire, mais bien par l'elVot de la volonlé tlivine. conformément à ce que ces gens avaient mérité au jugement de Dieu, jugement qui nous est impénétrable.
Pour les animaux, la Providence ne veille qu'à res[(èce, et non à l'individu. Ce n'est que dans l'espèce humaine que l'individu est l'objet de la Providence. Demander pourquoi l'homme est le seul à jouir de ce privilège, cela revient à ilemander pounpioi Dieu a conféri' l'intelligence à l'iiomme et non aux animaux.
Dune manière générale, la Providence dépend de l'Intelligence à laquelle elle est intiment liée. La Providence ne jieut émaner que d'un être intelligent et plus particulièrement de l'Intelligence souverainement jiarfaite. D'où il l'ésulte que celui-là seul qui re<,'oit l'influx divin participera de la Providence ilans la mesure où il jiarticipe de l'Intelligence.
Comme il n'existe pas d'espèce en dehors de l'esprit, que resjièce et les autres universaux sont des concepts de l'entendement, que tout ce qui existe en dehors de l'esprit est un être individuel ou un ensemble d'individus (*),
usagée pour aimer Dieu, il se relâche quand on se détourne de la pensé de Dieu » ; Guide, III, ch. 5i, p. 439 ; cf. II, ch. 12 et 37.