‹ La métaphysique de MaïmonideChapitre 7 sur 87 · I, ch. 32, p. 114, Ii · texte numérisé non relu

I, ch. 32, p. 114, Ii

PRÉPARATION A LA MKTAPHYSIOUE 19

sont incapables de les recevoir ; on a donc procédé par voie d'allusion, pour que les penseurs pussent les saisir (').

Maïmonide, dans ces précautions dont il invcloppc l'étude de la métaphysique, s'inspire de lespril talmudique. « On ne doit pas traiter du Maacéh beréschith, est-il dit, même devant deux personnes, de la Mercabah pas même devant une seule, à moins qu'on ait alTaire à un homme sage comprenant par lui-niènie. Quiconque s'occupe de pénétrer les quatre énigmes suivantes : Ce qui est au-dessus et ce qui est au-dessous, ce qui fut avant et ce qui sera après, mieux aurait valu pour lui qu'il ne fût pas né. Quiconque ne respecte pas la gloire de son Créateur, mieux aurait valu pour lui qu'il ne vînt pas au monde (') ».

Cinq considérations interdisent d'inaugurer l'enseignement par la métaphysique et d'y introduire le vulgaire : 1° il serait absui'de de commencer l'étude par les questions les plus difficiles, les plus profondes, les plus subtiles, les plus abstruses ; 2° l'esprit humain, dans son état initial, n'a pas la perfection voulue ; 3° il faut de longues études préparatoires de logique, de mathématiques, de physique ; 4" 'l f^iut une [)réparation morale, on ne peut acquérir les vertus dianoétiques si l'on ne possède déjà les vertus éthiques: .5" il faut pouvoir se consacrer entiè-

Page 1