Il, >h 38, p
') 11, l'h. la, p. luoet suiv, ; eh. 3;, p. Qt);) : III, cli. Tu, p. 4''tl et .irvj.
j. III, cil. 54, p. 'ilVi. Avec Aristole, .Muiuu>nide place les vertus dianoeliques au-dessus des vertus éthiques; voir //iii'< Clt«l>itres, ch. a ; cf . ktliiiiiie II .\inini.. 11. 1.
Ti. Iliiiilr, 1. rh lia. p. u;-
II. Ut, ell. 27, p, al I et suiv. ; eh. .s, p. |l>;eli.ji, p i'i,^ et slliv . ; ch. 5j, p. 4'>r et suiv.
118 i-'ame
Ce suprême degré de connaissance est le degré des prophètes {').
La Prophétie.
C'est grâce à Tinflux de l'intellect agent que nous pensons et c'est à proportion de l'intensité de cet influx que nous sommes supérieurs les uns aux autres.
Trois cas peuvent se présenter : i" ou l'intellect agent se répand sur I;i faculté ratii)nnelle et sur celle-là seulement: ■?." ou sur la l'aculli'^ Imaginative et sur celle-là seulement; 1" ou il agit simultanément sur ces deux facultés.
Dans le pi-emier cas, nous avons la classe des esprits scicnlili([ues cl spéculatifs : dans le second, la classe des législateurs, des devins, des augures, des thaumaturges, etc. ; dans le troisième, la classe des pi-ophètes.
La [)rophétie est donc une émanation de Dieu qui se répand, par l'inlernK'diairc de l'intellect agent, sur la raison, puis sur l'iuiaginalioii. La prophétie est le plus haut degré de perfection aui|U('l l'hiuiimc puisse atteindre (').
Plusieurs conditions sont également et solidairement nécessaires pour former le prophète (') :
i" Il faut une intelligence aussi solide que profonde ;
•i" 11 faut le goût le plus vif pour les grands problèmes qui sollicitent l'espi'it humain et un exercice soutenu de la spéculation, de manière à passer de la puissance à l'acte :
3° H faut la moralité la plus haute, au point de s'être dégagé de toutes les préoccupations et jouissances vulgaires :
.5" Il faut un cerveau dont la substance « soit extrème-