‹ La métaphysique des causes d'après Saint Thomas et Albert le GrandChapitre 110 sur 581 · Des diverses sortes d'êtres réels · texte numérisé non relu

Des diverses sortes d'êtres réels

Nous savons maintenant comment on peut reconnaître cet être diminué, voisin du non-être, source du sophisme. Cependant il ne sera pas inutile de considérer l'être réel, pour mieux comprendre encore la diii'érence entre l'être de

W) Uesullal inusicuin graininalicum ahsrjuc ulla generatione pcculiari hiijiis coinple.\ionis. (Fonseca, Coiniuetil. in hune, locum.)

12G LIVRK il. — NOTIONS MÉTAPHYSIQUES.

soi, Ts iv y.aO' aJTC, et l'être accidentel, -l cv v.olxt. 7j;j.5î5r,7.s;. L'être réel se distribue suivant les divers prédicameats.

« On dit être de soi, xaô' auxo eîvai, chacune des choses signifiées par les catégories. Car, autant de fois on les nomme, autant de fois on désigne l'être. Ces catégories fournissent la quiddité, la qualité, la quantité, la relation, faction et la passion, le lieu, le temps; et chacune désigne l'être. Car il n'y a aucune différence entre ces choses : « fhomme est bien portant » et « fhomme se porte bien », ni entre celles-ci : « fhomme est marchant ou coupant » et « l'homme marche ou coupe ». Et ainsi des autres (1). »

Nous n'avons pas à suivre Aristote dans le développement qu'il donne à cet enseignement. Mais, comme tous les prédicaments, autres que la substance, portent le non d'accidents, il est nécessaire de savoir comment ces accidents réels diffèrent de l'être accidentel, et pourquoi cependant ils portent le même nom.

Nous y parviendrons, en reconnaissant que la substance est l'être principalement être.

Page 1