Comment on parvient à la connaissance des causes
Mais savoir qu'une cause existe ne suffit pas à notre désir de science. Nous voulons encore savoir quelle est la nature de cette cause. Or notre faculté de connaître est constituée de telle sorte qu'elle atteint d'abord les phénomènes, les mutations, les effets, et c'est par les effets que nous pouvons remonter aux causes. Pour conclure de la nature de l'effet à la nature de la cause, il faut donc ({ue
(1^ De même, il semble évident que les deux mots Y'vo|xat et yewâo) provit'unent de la même racine.
O.) On étend souvent le sens du mot fait, jusqu'à signifier la réalité exislanlc, abstraction faite du devenir initial; et c'est un aveu iin|)licite quetoutes les réalités sont produites, sauf la Causo Première. En vertu de cette extension, on dit même quelquefois : « L'existence de Dieu est un fait. » Mais, à vrai dire, c'est là une locution peu correcte.
138 LIVRE m. CAUSE EFFICIENTE.
nous connaissions les rapports essentiels entre ces deux natures.
La métaphysique nous fournit à cet égard deux principes premiers. L'un est un principe d'opposition : La cause et l'effet s'opposent mutuellement.
L'autre est un principe d'union : La cause contient éminemment l'effet.