‹ La métaphysique des causes d'après Saint Thomas et Albert le GrandChapitre 126 sur 581 · Bien des apparences vont contre ce principe · texte numérisé non relu

Bien des apparences vont contre ce principe

L'expérience est conforme à l'adage précédent dans beaucoup de circonstances. Les corps restent en repos, tant qu'une impulsion étrangère ne les met pas en mouvement. L'inertie d'un corps se définit dans la science : l'impuissance pour un corps d'altérer par lui-même son état de repos ou de mouvement; et l'on attribue à une cause que l'on nomme « force », toute modification dans l'état dynamique d'un corps. Cette notion de l'inertie propre à la matière domine toutes les sciences j)hysiques.

Mais, il faut l'avouer, à l'encontre de ce principe, apparaissent des faits nombreux et importants.

Ces faits sont d'abord tous les mouvements naturels des

(1) Aristote, 3Iétaphys., liv. V, chap. xii.

(2) S. Thom., I, q. 25, art. 1.

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