‹ La métaphysique des causes d'après Saint Thomas et Albert le GrandChapitre 138 sur 581 · Beau texte de saint Irénée · texte numérisé non relu

Beau texte de saint Irénée

Saint Irénée enseigne dune manière splendide cette opposition essentielle entre la cause et l'effet, cette permanence de la cause agissante et cette variation du sujet patient.

« En cela, dit-il, Dieu diffère de l'iiomme, que Dieu fait, tandis que l'homme est fait. Or celui qui fait reste toujours le même ; mais ce qui est fait doit recevoir le commencement, la continuation, l'accroissement et le progrès. Dieu fait bien, et ce qu'il fait est bien-fait à l'homme. D'un côté. Dieu absolument parfait, reste toujours égal et semblable à lui-même; car il est tout entier lumière, tout entier esprit, tout entier principe et source de tous les biens. Quant à l'homme, en recevant il profite et progresse vers Dieu. Car, tandis que Dieu demeure identiquement le même, l'homme qui vit en Dieu marche sans cesse vers Dieu de perfection en perfection (1). »

Si l'on m'objecte que, dans ce beau passage, il s'agit de la Cause Première, je répondrai d'abord qu'il en résulte

(1) Et hoc Deus ab homine differt, quoniam Deus quidem facit, homo aulem fit; et quidem qui facit seniper idem est; quod autem fit, et initium et medietatem et adjectionem et augmentum accipere débet. Et Deus quidem bene facit, bene autem fit homini. Et Deus quidem perfectus in omnibus, ipse sibi aeqnalis et similis: totus quum sit lumea, et totus mens, et totus substantia et fons omnium Ijonorum; homo vero profectum percipiens et augmentum ad Deum. Quemadmodiim enim Deus semper idem est, sic et homo in Deo inventus semper proticiel ad Deura. (Cnntr. Hxres., WhAY, cap. XI, n" 2.)

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