CHAPITRE 11. — PRINCIPE u'OPPOSlTlOX
relatives à la causalité pure s'appliquent à la cause purement cause? Alors, et alors seulement, elles sont exactes d'une façon absolue, sans restriction, sans distinction, sans explication. Certes, lorsqu'il s'agit d'une cause seconde, ces mêmes propositions restent encore vraies; mais pour être exact et prévenir de fausses interprétations, ou doit ajouter qu'elles ne s'appliquent à la cause seconde que dans la mesure où celle-ci participe à l'honneur de la causalité. Terminons ce chapitre en rappelant une belle sentence de saint Thomas. En même temps que nous y trouvons résumée toute la doctrine sur le principe d'opposition, nous y apprenons comment on doit tenir compte des passivités essentielles aux causes secondes, sans déroger aux
lois métaphysiques de la causalité.
Agens, in quantum est agens, non recipit aliquid. Sed in quantum agit motum ab alio, sic recipit aliquid ab alio ;1).
C'est-à-dire : les modificatious qu'éprouve une cause seconde en agissant ne résultent pas précisément de ce qu'elle agit, mais elles proviennent de ce que, pour agir, elle doit subir une influence extérieure. Si donc elle est modifiée, c'est par le fait d'une action subie ; mais, en tant (|u'elle agit, elle ne change pas.
(1) s. Tlioinas, T, II, q. 51, art. 2, ad 1""',