CHAPITRE III. PRINCIPE d'uXIOX
satum in causa est per modum causip, c'est-à-dire toute la réalité de l'effet préexiste dans la cause, mais sous la formalité même de cause.
C'est ainsi que les conséquences sont contenues dans leur principe. Ce principe n'est pas seulement la collection de ses conséquences particulières; il leur préexiste logiquement, et les conséquences existent dans leur principe à l'état de principe.
Ainsi encore, les dixièmes, les vingtièmes, les centièmes et toutes les fractions de l'unité sont contenues dans l'unité; mais ce n'est pas à l'état distinct et séparé. L'unité n'est pas une collection de dix dixièmes, de cent centièmes. L'unité préexiste à ses divisions ; et dans l'unité une et simple les fractions préexistent à l'état d'unité une et simple : Causatum est in causa per modum causse.
Or on ne peut douter que la cause ne soit plus parfaite que l'effet; car cause dit être et existence, effet dit possibilité et devenir. Donc l'effet existe dans sa cause d'une manière plus grande, plus vraie, plus réelle, plus parfaite qu'il n'existe en lui-même. Telle est la proposition de saint Thomas, que l'on exprime souvent sous cette forme plus courte : La cause contient éminemment son effet.