‹ La métaphysique des causes d'après Saint Thomas et Albert le GrandChapitre 168 sur 581 · De l'éminence de la cause · texte numérisé non relu

De l'éminence de la cause

Nous tenons maintenant un lien qui rattache l'effet à sa cause; nous avons un moyen de connaître la cause par l'effet. Il est acquis que la cause contient réellement toute la réalité de l'effet, toute sa perfection, tout son degré d'être Nous savons en outre que tout cela existe dans la cause d'une manière plus parfaite (|ue dans l'effet; et c'est ce qu'expi-ime l'axiome Aristotélicien : propter quod ununiquodque talc et illud magis (1).

(1) 'AeI Yotp oi' ô 'JTtipyEi ëxa<TTOv, èxîîvo \}.%)lo'i OTiâpxîf oîov oi' 6 ^O.oûjisv, ixeîvciifOov ]i.à)l<ji,{Analijti<i. l'ost., liv. I, clia|>. ii.j

188 LIVIIK m. CAISK KFFICIEMK.

Il est vrai, par là nous n'arrivons pas à une détermination exacte, à une connaissance adéquate de la cause. L'effet ne nous fournit par rapport à sa cause qu'une limite inférieure. Mais c'est déjà Jjeaucoup ; et toutes les fois que nous voyons un effet se produire, nous pouvons en conclure, non seulement que cet être qui devient doit son existence à une cause distincte de lui. mais encore que cette cause contient toute la réalité et toute la perfection de l'effet, d'une manière éminente.

Page 1