‹ La métaphysique des causes d'après Saint Thomas et Albert le GrandChapitre 21 sur 581 · OBJET DE CE LIVRE · texte numérisé non relu

OBJET DE CE LIVRE

J'ai dit que saint Tiiomas, dans sa théologie, s'adressait à des disciples longtemps exercés par les études philosophiques. Il faut ajouter que ces études elles-mêmes se déroulaient dans un ordre déterminé, et que le cours de métaphysique était précédé par un enseignement très approfondi de la logique. Or ces leçons sur l'art de raisonner n'avaient pas seulement pour but, comme on se l'imagine quelquefois, d'assouplir l'esprit aux formes syllogistiques qu'un siècle futile a tournées en ridicule, et dont Testime renaît maintenant chez tous les philosophes sérieux. L'enseignement de la logique avait pour principal objet de rendre famillier le commerce du vrai, afin que l'intelligence sût le reconnaître partout de quelque manière qu'il se présentât.

Je ne puis entreprendre ici tout un cours de logique péripatéticienne. Mais, si nous voulons suivre d'un pas ferme les scolastiques dans leurs études de métaphysique, il est nécessaire de connaître les principes sur lesquels s'appuyait leur méthode. Je puiserai ces notions fondamentales dans l'ouvrage où Aristote semble avoir recueilli tout son génie et résumé toute sa pensée : je veux parler des Derniers analytiques.

Mais, je le répète, Aristote ne m'intéresse que parce qu'il a fourni le texte aux leçons de nos docteurs, et je ne prétends exposer ses doctrines qu'en tant qu'elles sont admises et comme elles sont comprises par la Scolastique.

DES CALSKS. 2

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