‹ La métaphysique des causes d'après Saint Thomas et Albert le GrandChapitre 224 sur 581 · Un composé, une forme, une matière, une existence · texte numérisé non relu

Un composé, une forme, une matière, une existence

En résumé, puisque tout être est un, — ens et luiinn convertuntur^ — et puisque le composé est lêtre, le composé de matière et de forme est « un ».

Puisque le composé doit à la forme ses propriétés principales et spécialement son unité, la forme est « une ».

Enfin, puisque forme et matière sont doux corrélatifs à une forme ne peut s'opposer (^une matière ; et la matière m actu, la matière m qua, la matière informée est « une » par l'unité de la forme.

— Pour mieux approfondir cette doctrine, prenons un autre exemple où ces affirmations paraissent en défaut; ce sera un excellent moyen de contrôle.

Il semble qu'une maison ne soit pas une, car nous y distinguons des murs, des fenêtres, des portes. Il semble que sa forme ne soit pas une, puisque ces murs, ces fenêtres, ces portes ont des formes différentes. Il semble enfin que sa matière ne soit pas une, car on y trouve pierre, bois et fer.

3Iais un peu d'attention va dissiper ces hésitations. Je n'ai pas dit que tout être est simple; j'ai dit que tout être est un. Or l'unité ne se définit pas par la simplicité, mais par la négation de toute division. Il ne s'agit donc pas de savoir si une maison peut être démolie, mais si, en la démolissant, on la détruit. Abattez les murs, il n'y a plus de maison; bouchez les fenêtres, il n'y a plus qu'un cachot. Donc une maison ne peut être divisée. En tant que maison, c'est un être distinct des autres, un être indivis

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