‹ La métaphysique des causes d'après Saint Thomas et Albert le GrandChapitre 238 sur 581 · CHAPITRE V. — CORRÉLATIOX DE CES DEUX CAUSES · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. — CORRÉLATIOX DE CES DEUX CAUSES

chose «; enfin, en troisième lieu, ce qui résulte de ces deux principes. La matière est puissance, la forme est acle ou perfection. — "EaTi ô'r; aiv uXt) Suvaaiç, rô S'eiooç lwxs.ki-/Bia. (d). »

Ainsi la matière, considérée en elle-même, n'apparaît pas encore comme un être complet, car elle est indéterminée; mais que la forme la détermine à être ceci ou cela, alors on retrouve une substance composée de matière et de forme, être complet, être défini et connu par sa forme.

Voilà comment Aristote est amené à appeler la matière une puissance passive, et, par opposition, la forme un acle. On va le voir, ces appellations sont un trait auquel on reconnaît le génie du grand Philosophe ; car elles permettent de projeter sur cette difficile question de matière et de forme toute la lumière acquise par ailleurs sur les deux concepts de l'acte et de la puissance.

Cependant notons tout de suite que saint Thomas, à la formule : Materia est poteiida, préfère celle-ci : Materia est in potentia, pour prévenir une exagération cjui consisterait à amoindrir la matière jusqu'à nier sa réalité objective. Mais sa doctrine sur la dépendance de la matière n'en est pas moins la même que celle d'Aristote.

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