CHAPITRE I, — NATURE DE LA SCIENCE MÉTAPHYSIQUE
soufre sur lequel il opère; ce qu'il cherche à connaître, à décrire, c'est le soufre même, c'est-à-dire, l'espèce, l'universel, qui « partout et toujours » possède les mêmes propriétés.
Il en est de même dans toutes les sciences; aussi Aristote affirme-t-il qu'une conclusion vraiment scientifique est éternelle, parce qu'elle a trait à l'universel (1). Cette proposition doit, à la vérité, subir les mêmes corrections que celles qui ont traita la nécessité. Mais, lorsqu'il s'agit des sciences qui regardent les essences, elle est rigoureuse. Les vérités métaphysiques sont éternellement vraies (2).