La cause exemplaire est une idée
Il s'agit maintenant de généraliser ces notions. Dans le chapitre précédent, nous avons démontré que la forme de tout effet préexistait nécessairement dans la cause efficiente; il reste à déterminer la nature de cette préexistence. Je remarque, d'abord, que toute forme de composé matériel contient une relation essentielle à la matière et par suite au composé ; donc elle préexiste avec cette relation. D'où cette première conclusion : « Le composé lui- « même préexiste dans sa cause efficiente, en vertu de sa « forme » ; et cette conclusion est nécessaire et universelle.
Mais je remarque, en second lieu, cjue cette relation de la forme à la matière, lorsqu'on l'étudié dans la forme, se montre parfaitement définie du côté de celle-ci, et bien indéterminée du côté de la matière; car, tandis que la forme est « ce par quoi » l'être se conçoit, se définit, « est
(1) Aristote, Mélaphys., liv. VII, ch. vu.