‹ La métaphysique des causes d'après Saint Thomas et Albert le GrandChapitre 33 sur 581 · Application de cette doctrine à la métaphysique · texte numérisé non relu

Application de cette doctrine à la métaphysique

Le savoir, auquel Aristote réserve le nom de science strictement dite, jouit donc des caractères suivants : il est vrai, certain, évident, obtenu par démonstration, partant de propositions nécessaires, universelles, relatives aux causes. C'est, à peu près, ce qu'on appelle actuellement une science rationnelle, et de fait, actuellement comme autrefois, on considère les sciences rationnelles comme les plus parfaites.

Parmi ces sciences, la première de toutes est la Métaphysique, définie « la science de l'être entant qu'être ». Je n'ai pas ici à prouver cette prééminence; on peut en voir les titres noblement exposés par Aristote lui-même (3).

(n s. Thom., Poster, Analyt., lib. I, lect. 4.

(2) S. Thom., Pfiysic, lib. I, lect. I.

(3) Métaphysique, liv. I, chap. ii.

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