‹ La métaphysique des causes d'après Saint Thomas et Albert le GrandChapitre 337 sur 581 · CHAPITRE m. SA NATURE · texte numérisé non relu

CHAPITRE m. SA NATURE

Donc, dans l'ordre de la causalité exemplaire, non seulement l'idée de la cause seconde contient l'idée de l'effet qu'elle peut produire par son action, mais encore c'est l'idée de cette action qui précède et qui prime, qui guide et qui détermine l'idée de la puissance active d'où peut sortir l'action. Dans la sagesse de la cause première, l'idée de la fonction précède l'idée de l'organe; dans sa prudence, la fin de l'œuvre dirige la constitution de l'œuvre active.

3" Dans l'ordre de la causalité finale.

La volonté veut suivant que Tintelligence voit. L'intention se porte sur un objet, tel qu'il est dans l'idée, et par conséquent, l'intention tombe à Ja fois sur tout ce qui est essentiel à l'objet idéal. Il faut en conclure que la cause première, en voulant la réalisation de la cause seconde, veut son activité. Bien plus, puisque dans l'idée l'acte prime la puissance, l'intention veut l'être actif précisément à cause de son activité. Donc la fm de 1' « œuvre » précède jusque dans l'intention la fin de 1' « opération ». C'est ce qu'exprime cette sentence d'Aristote : 'Iv/.îijtov ètt^v, wv è(7Tiv spYcv, hvAy. -z'j ip^ou. « Tout ce qui est organe de travail est pour son travail (1) », ou comme traduit saint Thomas : Res iinaquaique dicitur esse propter suam operationem (2). — Plus simplement : L organe est pour la fonction.

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