‹ La métaphysique des causes d'après Saint Thomas et Albert le GrandChapitre 340 sur 581 · Le bien est dans les choses · texte numérisé non relu

Le bien est dans les choses

La convenance est une relation, et, comme telle, elle est fondée sur quelque propriété ou qualité réelle, et cette qualité est le principe de la convenance.

D'ailleurs l'appétence ne se porte pas sur la relation de convenance ; elle ne désire pas la convenance, mais ce qui est convenable; c'est-à-dire qu'elle a pour objet l'être qui contient la propriété convenable. L'appétence se porte donc sur une réalité concrète; et puisque le bien est le terme de l'appétence, il faut nécessairement conclure que le bien, principe de la convenance et terme de l'appétence, est dans les choses elles-mêmes.

C'est ce qu'enseigne toute l'École par cet adage puisé, quant au sens, dans Aristote (1) : « Verum et falsum in mente, bonum et malum in rébus. »

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