La bonté peut-elle être absolue
Faut-il donc rapprocher ainsi les êtres les uns des autres, pour décider s'ils sont bons ou mauvais? N'y a-t-il pas dans chaque être une bonté intrinsèque qui le rende bon en lui-même? Vaste et belle question, que nous ne devons traiter qu'en partie, en tant qu'elle touche à la théorie des causes.
Prenons un être quelconque ; par la pensée supposonsle seul, et cherchons s'il y a en lui quelque bonté.
Mais, si cet être est contingent, c'est-à-dire s'il a été produit, pouvons-nous sans contradiction le supposer absolument seul existant? A moins qu'il ne s'agisse de l'Être Incréé, aucun être ne peut être supposé existant, à moins de supposer existante la cause qui fait « qu'il soit », sa cause m esse. On a donc nécessairement deux êtres en présence, et par là on peut déjà entrevoir comment on trouvera une bonté.
Pour étreindre plus facilement la question où nous nous