CHAPITRE IV. DE LA BONTÉ
engageons et la débarrasser d'inutiles complications, je ne supposerai qu'un effet et une cause. Cette cause, par là même, sera à la fois cause immédiate et cause première, cause totale in fieri et in esse, cause enveloppant dans sa causalité Teffet tout entier. A la vérité, il n'y a qu'une seule cause qui remplisse toutes ces conditions : c'est la cause à laquelle est réservé le titre de Cause Première; c'est Dieu même. Certes, c'est dans la Cause de toutes les causes et de tous les eflets que nous devons nous attendre à voir éclater davantage les gloires de la causalité. Il nous est donc bien permis, sans sortir de notre cadre, de parler de Dieu, pourvu que nous ne le considérions qu'au point de vue de la causalité, c'est-à-dire comme le type d'une cause absolument parfaite.
Mettons donc en présence la cause et l'effet, et pour trouver la bonté, revenons sur l'appétence corrélative du bien, puisque c'est par l'appétence que le bien nous est notifié.