Le mouvement est un acte imparfait
La première conséquence de la doctrine précédente est que le mouvement est un acte imparfait.
« La raison, dit Aristote, pourquoi le mouvement parait indéfinissable, est qu'on ne peut le réduire ni simplement à une puissance, ni simplement à un acte... Le mouvement semble bien être un acte, mais un acte imparfait; car le mouvement est l'acte d'un être en puissance, et, par conséquent, imparfait (2). ))
De là ces deux expressions qu'on rencontre si souvent dans saint Thomas : « Motus est actus imperfectus » ; — « Motus est actus imperfecti ».