‹ La métaphysique des causes d'après Saint Thomas et Albert le GrandChapitre 380 sur 581 · CHAPITRE III. DE L INFLUENCE DE LA CAîS!;. VIT · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. DE L INFLUENCE DE LA CAîS!;. VIT

Dans cet intervalle qui, à la fois, unit et sépare l'effet de la cause, l'agent occupe une extrémité, et l'effet occupe saccessivcment deux stations différentes, savoir, la station de simple possibilité, de puissance, et la station d'existence, cUacte. Entre ces deux stations, est un chemin que le patient parcourt en vertu de l'action. Sitôt qu'il subit l'action, il quitte le terme de la puissance pure, et il commence d'être en acte ce qu il n'était qu'en puissance. Mais puisqu'il continue à subir l'action, c'est qu'il reste encore en lui une possibilité à épuiser; et la réalité de son mouvement n'est autre chose que la transformation actuelle de sa puissance en acte. Motus est actus entis in j)otentia, cjuatenus est in potentia.

Et pendant ce mouvement (pii rapproche le patient de l'agent, action et passion, influence donnée et influence reçue, s'opposent, comme sur un même chemin la pente ascendante et la pente descendante, to avavTîc /.xi -zz ■k'j.-tm-

Mais n'oublions jamais que, sur ce chemin, il n'y a qu'un

mouvement réel, celui du mobile qui monte, du patient qui change. La cause, immobile au sommet si elle est purement cause, conçoit et projette un but sur le chemin, et en vertu même de cette intention impérative, l'efiet monte et se meut, jusqu'à ce qu'il ait atteint le terme posé, jusqu'à ce qu'il existe réellement ce qu'a décrété la cause.

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