‹ La métaphysique des causes d'après Saint Thomas et Albert le GrandChapitre 381 sur 581 · Courant métaphorique de la cause à l'effet · texte numérisé non relu

Courant métaphorique de la cause à l'effet

Aucun mouvement, aucune altération dans l'agent. Seul, le patient change et devient autre qu'il n'était, p;issant de l'état de simple possibilité à l'état d'acte, sous l'influence

pour ox|)nin«'r l'aclc. Le mot : ève'pYeta, éner^^ie, s"a|)i)liquc surtout à l'aclo dans la cause. 'EvT£)ix£ta {avoir l'existence (Ions son terme), s'applique surtout à racle clans l'oft'el, et devient ainsi équivalent au mot forme. (Ij Arislotu, Phij., liv. III, ch. m.

MES CAUSIÙS. 27

418 LIVRK Vil. CORRÉLATION DES CAUSALITÉS.

de la cause. C'est comme un afflux de réalité formelle reçue dans la cause matérielle, et cet afflux ne s'arrête que lorsque la forme définitive existe dans la matière.

Mais nous ne pouvons concevoir cet afflux « reçu », sans concevoir en même temps cet afflux « donné ><, ce flot versé « dans » le sujet passif, sans ce même flot versé c par » la cause.

En d'autres termes, nous ne pouvons concevoir ce courant ayant dans le patient « un point d'arrivée )>, termimim ad quem, sans lui concevoir dans Tagent « un point de départ », terminum a qiio; et notre imagination se représente l'influence de sa cause sur Feifet, comme une sorte de courant qui a sa source dans la première et son terme dans le second.

Image légitime, pourvu que nous retenions bien que ce n'est qu'une image, et voici comme Albert le Grand nous l'explique :

Revocemus imaginationem motus quam superius posuimus, scilicet quod diximus motum esse sicut fluxum quemdam. Sed quod diximus supra fluxum esse a termino motus, iterum hoc dicimushic fluxum esse a movente in id quod movetur; et imaginemur hune fluxum, sive sit in quantitate^ sive in ubi, sive in qualitate, non esse interruptum neque abscissum, quem motor causât ; et sicut a causa egreditur ipsum, et mobile suscipit sic ipsum ; et, cum inter movens et motum nihil sit médium, ut probatur in Septimo, tune motus est continuus fluxus non habens distantiam inter movens et motum, semper a motore in mobile fluens. Secunclum enim hanc imaginationem, siquidem movere quod est fluxus motus a motore, et moveri quod est susceptio ejusdem fluxus a moto, idem est in essentia, sicut spatium quod est inter duos termines. Sed tamen quia movere non tantum nominat motum illum fluxum, sed cum fluxu nominal esse fluxum a motore ; et moveri non tantum dicit fluxum, sed cum fluxu conceptionem ejus in subjccto; motus autem non dicit nisi motum qui est ab uno in aliud : ideo movere non est moveri, et tamen motus est unus fluxus ejus qui est ejus quod est moveri, sicut spatium ab Athenis ad Thebas et a Thebis ad Athenas. Unde et idem est in essentia, sed secundum tamen

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