Motion métaphorique de la cause
r ne autre métaphore de même genre permet de mieux comprendre la subordination hiérarchique des causes.
(l)All). Mas-, Phys., lil). III. Ir. 1, cap. viii.
(2) « On doit se ra|i|)clcr (lu'il n'est pas nécessaire que les comparaisons soient lolaicnicnl semblables aux choses qu'elles rappellent; il laul même qu'il y ait quelque difTcrence ; sans cela, il n'y aurait plus comparaison. » (S. Jean Uauia.scène. Contre Ivs Jacobit., n" 54.)
k-li) LIVRK Vil. — CORRÉLATION DKS CAUSALITÉS.
Nous le savons : la cause complète et parfaite est une substance concevant et voulant efficacement, et cette cause est immobile. — Causa nonnwvetiir.
Mais nous le savons aussi : on distingue la causalité exemplaire dans rintellig-ence qui conçoit, la causalité finale dans la volonté qui veut, et la causalité efficiente dans la puissance qui exécute. Il y a donc entre ces trois causalités un ordre et des relations intimes que nous pouvons concevoir sous forme d'influences et de motions, et nous avons alors à nous demander quelle est ici la cause qui donne le branle.
Il semble, à première vue, que la priorité appartienne à la cause exemplaire ; car la conception de l'idée et la composition du plan précèdent nécessairement la volonté d'une réalisation. Mais remarquons que cette idée peut rester indéfiniment à l'état de pure spéculation, et que, par ellemême, elle n'entraine pas sa réalisation extérieure. « Nam intellectus speculativus est, qui quod apprehendit non ordinal ad opus, sed adsolam veritatis conceptionem (1). » Et voilà pourquoi, d'habitude, les anciens scolastiques requièrent simplement quatre causes pour l'existence d'un effet.
C'est uniquement lorsque la volonté se détermine à réaliser l'idée, que l'action commence et que l'eflet se produit. Si donc, par une distinction au moins logique, on sépare la puissance qui commande et la puissance qui exécute, la volonté, en posant l'intention, met en mouvement la cause efficiente, et celle-ci pose l'action d'où résulte l'apparition de la forme dans la matière.
In causando, primo invenilur bonum et finis qui movet efficientem, secundo actio efficienlis movens ad formam, tertio advenit forma (2).
Mais n'oublions pas que, s'il s'agit d'une cause pure de
(1) s. Thomas, l,q. 79, arl. 11.
(2) Id., î. q. 5, art. 4.