Principe de la perfection formelle
D'une part, Aristote fait dériver le concept du parfait, -ÉAsiov, du concept de fin, -ii.zz. D'autre part, il nous dit : Un être parfait est celui qui contient en soi tout ce qu'il peut ou doit contenir et qui ne laisse rien en dehors.
C'est qu'en réalité, devenir parfait c'est, comme tout devenir, partir d'un point de départ et parvenir à un terme. Mais le terme de la perfection n'est pas un point quelconque d'arrêt; c'est un terme qui ne laisse rien en dehors. Ce n'est donc pas l'être qui dët^'rmino le terme en s'arrêtant dans son développement; tout au contraire, l'être n'est parfait que s'il ne s'est pas arrêté avant le terme fixé pour son repos.
Et qui donc détermine ce but?
Nous le savons : c'est la cause, ou, si l'on veut, ce sont les causes. L'idée le montre, l'intention le projette, l'action le poursuit; et l'efl'ct est devenu parlait, lorsque l'action, atteignant le terme de l'intention, prend fin et laisse l'effet dans le repos de l'existence.