‹ La métaphysique des causes d'après Saint Thomas et Albert le GrandChapitre 405 sur 581 · Retour sur tout ce qui précède · texte numérisé non relu

Retour sur tout ce qui précède

Jusqu'ici nous avons procédé par les principes de la plus austère métaphysique. Sans nous inquiéter d'expliquer les faits tels qu'ils s'otirent à l'observation, nous avons cherché à priori ce qu'ils doivent être. L'œil uniquement fixé sur la nécessité des choses, nous avons vu ce qui était nécessairement, (( toujours et partout » ; nous avons exprimé la loi essentielle des causes.

Or, de même que la loi des mouvements célestes se cache sous mille perturljations, de môme, la loi des causes se dérobe sous mille complications accidentelles qui mettent aux abois la subtilité du philosophe.

De môme aussi (]ue Kepler et Newton n'ont découvert la loi astronomi(|ue qu'en négligeant d'abord ces perturbalions perfides, de môme nous avons dû, pour parvenir à la théorie de la causalité, détourner les regards de tout ce qui ne portait pas clairement le caractère de la nécessité métaphysi(jue.

Mais, de même enfin que la théorie newtonienne n'a brillé dans son éclat que lorsque les astronomes ont reconnu dans toutes ces prétendues i-évoUes contre la loi les résul-

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tats de l'obéissance la plus soumise; de même aussi, notre théorie des causes doit être comparée à tous les phénomènes et à tous les faits, et doit tout expliquer.

Cette étude sera l'objet des deux derniers livres de cet ouvrage.

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