CHAPITRE II. — CAUSES ACCIDENTELLES. Ï5S
substance cause-t-elle par elle-même ou par ses accidents? Il ne s'agit pas non plus d'étudier quelle est la causalité propre des accidents tels que la quantité et les diverses qualités. En un mot, il ne s'agit pas des accidents qui dérivent de la substance, accidentia per se. Le sujet de ce chapitre est uniquement l'accident per accidens, la réalité qui arrive à l'être. Ainsi, pour citer l'exemple donné tout à l'heure, la blancheur ou la science médicale ne dérivent pas de la qualité d'architecte ; mais être médecin et être architecte sont deux qualités contiguës, unies accidentellement.
Or déjà nous savons qu'un tel accident « est voisin du non-être, — n'est à peu près être que de nom » ; nous devons donc nous attendre à trouver nulle ou presque nuHe la causalité accidentelle.