‹ La métaphysique des causes d'après Saint Thomas et Albert le GrandChapitre 429 sur 581 · Résumé de ce qui précède · texte numérisé non relu

Résumé de ce qui précède

Nous avons distingué deux choses : la forme de l'outil, en vertu de laquelle il est formellement un instrument, et Yapplication de cette activité à l'œuvre que se propose l'ouvrier.

Saint Thomas dit en effet :

Instrumentum virlutem inslrumentalem acquirit dupliciter, scilicet quando accipit formam instrumenti, et quando movetur a principali agente ad effectum (1).

1" Tout instrument a une forme et une action corrélative à cette forme. La hache tranche, le marteau frappe. Mais pourquoi la hache et le marteau sont-ils formellement des instruments? Pourquoi leurs formes sont-elles des formes instrumentales? C'est, nous l'avons déjà dit, parce que celui qui a fabriqué ces objets avait en vue le parti qu'on en pourrait tirer dans un but ultérieur. Leurs formes n'ont pas été déterminées pour elles-mêmes, mais pour l'usage qu'en fera le charpentier. Plus ces outils se prêtent par leur construction à Vintention de celui cjui les manie, plus ils sont de bons outils. La forme instrumentale contient donc une relation permanente avec Yiisage auquel l'ouvrier doit employer l'outil. Nous retrouvons donc ici encore la suprématie de la cause finale ; c'est d'elle que procède cette première vertu instrumentale, caractère essentiel de l'instrument.

(1) s. Thomas, III, q. 72, art. 3, ad 2"".

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