‹ La métaphysique des causes d'après Saint Thomas et Albert le GrandChapitre 465 sur 581 · Ce qu'on entend par ce mot · texte numérisé non relu

Ce qu'on entend par ce mot

La Scolastique appelle (( cause univoque », causa univoca, la cause qui produit un effet de même nature que soi; et elle appelle « cause équivoque », causa œquivoca, celle qui produit un effet d'ordre inférieur.

Saint Thomas, en affirmant que toute la perfection de l'effet doit se retrouver dans la cause, distingue ainsi les deux sortes de causes :

Quidquld perfectionis est in effeetu oportet inveniri in causa effecliva : vel secunduin eamdem rationem si sit agens univocum, ut homo gênerai hominem; vel eminentiori modo, si sit agens tequivocum, sicut in Sole est similitudo eorum quse generantur per virtutem Solis (1).

Nous voici de nouveau en présence des causes univoques, et nous devons nous rappeler combien souvent ces causes nous ont fait obstacle. Nous affirmions que la cause est plus parfaite que l'effet, et cependant l'homme est cause de l'homme ; que la cause ne change pas en agissant, mais la bille choquante perd le mouvement qu'elle

(1) s. Thomas, 1, q. 4, art. 2.

Page 1