‹ La métaphysique des causes d'après Saint Thomas et Albert le GrandChapitre 498 sur 581 · Dépendance intrinsèque de la cause seconde · texte numérisé non relu

Dépendance intrinsèque de la cause seconde

Lorsqu'on traite de l'influence de Dieu sur les causes secondes, il y a à craindre un double écueil. Il faut éviter, ou de réduire la causalité des créatures jusqu'àla détruire, ou de l'exalter jusqu'à l'indépendance.

J'ai dit plusieurs fois que 1' « activité » prend sa source dans r « actualité » même de la substance. La cause est une existence active, l'agent est une activité subsistante. Eu effet, un être agit en vertu de ce qu'il est, unumquodqiw agit secundum quod actii est : les actes qu'il produit dans le patient sont contenus éminemment dans l'acte qui le constitue lui-même, causatum est in causa ipermoduincausse. Donc la causalité est liée intrinsèquement à l'essence même de la cause ; dans tout agent , l'activité procède du fond même de l'actualité.

De cette connexion résulte que le péril est le même, lorsqu'on parle des créatures, soit comme substances, soit

(1) s. Thomas, I, q. î05, art. 5.

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