CHAPITRE VI. CAUSES SECONDES
Première qui produit et entretient dans la volonté cette inclination active vers le bien. Que Ihomme adhère à un bien particulier, c'est en vertu d'une détermination projne; mais qu'il soit incliné vers un bien quelconque, c'est en vertu d'une motion essentielle vers le bien.
Telle est cette motion que la Cause Première exerce sur la volonté humaine, motion de même ordre ontologique que la fin vers laquelle elle pousse, c'est-à-dire motion naturelle si la fin est naturelle, motion surnaturelle si la fin est surnaturelle ; motion sans contrainte, car elle produit la spontanéité de l'activité volontaire ; motion qui laisse encore indéterminés les vouloirs particuliers, parce que son caractère est Funiversalité, mais qui forme le fond de tout vouloir, parce qu'elle constitue la volonté voulante .
Tel est l'exemple que j'ai voulu proposer, pour faire comprendre les deux adages relatifs aux causes secondes : Causa sec anda non agit nisimotaa Causa Prima; — causa secwida non agit nisi in virtute Pi'iynœ Causie.
Avant de quitter cet exemple, profitons des explications précédentes pour résoudre la seule difficulté qui nous reste, la seule de celles qui embarrassaient notre marche dans les premiers livres d<' cet ouvrage.