CHAPITRE VI. — CAUSES SECONDES
Ainsi, déjà du temps d'Albert le Grand, il est universellement admis dans l'École que Dieu agit effectivement dans tout acte de la créature. A la suite de ce Docteur, saint Thomas, saint- Bonaventure, Scot, tous les chefs d'école, accumulent les démonstrations de cette vérité, soit en partant de lindigence de la cause seconde, soit en s'appuyant sur les exigences dun effet quelconque. Durand seul résiste; mais, malgré les coups terribles qu'il porte aux arguments de ses devanciers, il ne peut empêcher cette grande conclusion d'envahir l'enseignement et de s'imposer presque à la foi.