CHAPITRE VI. — CAUSES SECONDES
ne peut exister. Cependant dans chaque agir particulier, il y a lieu de distinguer F « agir » et i' « agir de telle manière » , agere et agere taie. « Agir » suppose une motion Divine qui pénètre le fond même de l'activité créée, en lui laissant toute sa sphère d'action. « Agir telle action » provient de la cause seconde qui possède toutes ses déterminations particulières dans l'éminence de son activité mise en acte.
Voilà comment les .Maîtres entendaient l'influence de la Cause Première tombant proprement sur la cause seconde, la perfectionnant, la mettant en acte, opérant en elle pour la rendre opérante : Deiis operatur in omni opérante.
A cet enseignement reviennent tous les textes qui affirment la nécessité d'une motion Divine, le caractère universel de cette motion, et le rôle de la créature dans la détermination de chacune de ses actions particulières. Et tous ces textes sont résumés dans le texte suivant, où saint Thomas applique à la volonté humaine cette théorie générale :
Deus niovet vohmtatem hominis. sicut universalis motor ad universale objectum voluntalis quod est boniim, et sine hac universali motione homo non potest aliquid velle. Sed homo per rationem déterminât se advolendum lioc vel illud, quod est vere bonuni vel apparens bonum fl .
Vouloir le bien est dû à la motion divine ; — vouloir tel bien à la détermination humaine.