‹ La métaphysique des causes d'après Saint Thomas et Albert le GrandChapitre 525 sur 581 · CHAPITRE I. DE LORURE · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. DE LORURE

riumque rerum, sua cuiqiie loca tribuens, dispositio. Son analyse confirmera la théorie précédente en l'établissant sous une autre forme.

Pariimi dispariiimque rerum. La parité et la disparité sont des relations. Donc l'ordre a pour sujets les choses en tant qu'elles sont les termes de ces relations, et déjà nous concluons que l'ordre lui-même est une relation.

Sua cuique loca tribuens. L'ordre consiste en ce que cha- (jue chose soit à sa place. Ce mot : place, dont le premier sens est matériel, désigne une relation de présence et de distance, et par là encore nous reconnaissons que l'ordre est une relation. Mais ce mot place doit se prendre dans un sens large, et rendu général par l'abstraction; car l'ordre doit mettre à leur place aussi bien les choses immatérielles que les objets contenus dans l'espace. Que si nous réunissons ensemble les deux premières parties de la définition, nous voyons que la place de chaque chose, par rapport aux autres, doit être déterminée suivant les relations de parité ou de disparité. C'est bien là, en eflet, la loi de toutes les classifications naturelles ou artificielles, et de toutes les coordinations hiérarchiques.

Dispositio. Ce mot peut être entendu de deux manières également vraies. Considéré comme signifiant une situation , un état, il répond au concept de l'ordre « établi » dans son ensemble; l'ordre existe, lorsque tout est à sa place. Si l'on donne au terme disposition une signification active, il répond à « l'établissement » de l'ordre ; il exprime que tout ordre dérive d'un principe qui attribue à chaque chose sa place convenable : sua cuique loca tribuens. Insistons sur cette dernière considération.

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