‹ La métaphysique des causes d'après Saint Thomas et Albert le GrandChapitre 558 sur 581 · CHAPITRE IV. DU CHOIX. G · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. DU CHOIX. G

de vue de la morale et de la psychologie ; car c'est le cas d'une cause impuissante à réaliser son intention, et actuellement nous ne nous occupons pas de ces défaillances.

Supposons donc que chacun des deux moyens AetB soit suffisant pour atteindre complètement la fin F. Alors, si la volonté n'a qu'une seule intention, savoir l'intention de cette fin, je dis que A et B sont également bons, et qu'on ne peut les distinguer par la considération du mieux. En effet, en tant qu ils atteignent la même fin, ils sont égaux, et toutes leurs autres propriétés sont accidentelles à leur rôle de moyen. Or la volonté ne les veut qu'en tant qu'ils sont moyens. Donc ils se présentent à l'intention exactement avec les mêmes titres et les mêmes recommandations.

Ainsi, pour donner un exemple, lorsqu'un homme veut faire à un pauvre laumône de cinq francs, la pièce d'or et la pièce d'argent sont dans sa main deux moyens rigoureusement de même valeur.

Soient donc deux moyens A et B égaux par rapport à une même fin F, et soit la volonté choisissant A :

Il faut distinguer deux questions :

1" Pourquoi la volonté veut-elle A?

2° Pourquoi veut-elle A 'plutôt que B ?

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