Des caractères du premier principe
Aristote continue ainsi :
« Le principe le plus ferme de tous doit être tel qu'il soit impossible que personne se trompe à son égard; car il est nécessaire qu'il soit parfaitement connu de tous, et l'on ne se trompe que dans ce que l'on ignore. Il faut encore qu'il ne contienne rien d'hypothétique; car un principe, que l'on doit nécessairement tenir pour connaître chose que ce soit, ne peut être une hypothèse; un principe, dont la connaissance est nécessaire à toute connaissance, est nécessairement un principe
(1) Arist., Métaphys., liv. IV, chap. lu.