‹ La métaphysique et la science; ou, Principes de métaphysique positiveChapitre 7 sur 29 · PRÉFACE J IT · texte numérisé non relu

PRÉFACE J IT

fait une entité stérile et inintelligible i il appartient à notre siècle d'en faire une idée positive, scienlifique, aussi réelle dans son objet que simple dans sa démonstration.

Ce livre étant surtout une œuvre d'analyse et de critique, j'ai cru devoir adopter la forme du dialogue, comme la plus propre au développement des questions et (}es objections. L'art n'entre absolument pour, rien dans le choix de cette méthode. Pour les artistes comme Platon, le dialogue est une véritable composition dramatique par le nombre de^ interlocuteurs, le mouvement des idées, la lutte des esprits; la variété et le contraste des rôles, Tingénieuse conduite du débat, l'intérêt des incidents et des péripéties, par la mise en scène en un mot do ions les élénients de la discussion. Genre délicat et difficile à manier, s'il en fut, qui est le triomphe des grands artistes, etl'écueil des médiocres ! Pour les philosophes comme Malebranche et Berkeley» qui n'ont d'autre but que la science et la vérité, le dialogue est la forme naturelle de la discussion; il en reproduit mieux qu'une simple exposition les vicissitudes et les nécessités ; il suit mieux le mouvement de la pensée dans la carrière laborieuse oii elle s'est engagée. C'est pour ces diverses rai^ sons que je l'ai employé, avec l'unique intention de le faire servir à l'expression plus variée, plus souple, plus vivante de la vérité. Ce dialogue du reste est aussi simple que possible; il se réduit à deux interlocuteurs, toujours les mêmes dans la série des entretiens. Le but de mon livre étant de réconcilier la métaphysique avec la science, tout se passe entre un métaphysicien et un savant. J'ai exprimé les objections de l'un, et les prétentions de l'autre avec toute l'impartialité d'un esprit libi^, sans me préoccuper de l'effet que C4îtte polémique loyale pouvait produire sur des esprits faiblesf au

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