SC ER ES RER
seu pui vér cel a po
ni dans son laquelle il à celle du
oit deviner:
nonde tout plus soutés insuret finit par Jui à l’état
randes enignorons, choses qui ications et , de placeous regarque nous ui feraient us faisons rler notre infaillible
nage, que déclamer e latinité, arce qu’à 1 sens na-
+ ne par.
on, Malgré ‘is, nous latine et
e fassent eux dire, tent pour ts usages qu'il faut chanson que neuf e chose, ée toute e achever ils sem- >s étran-
difficulté
ANG He us ot
Ko à
HT
DÉS ENrS
| F4 Ne
qu'eile présente aux étrangers doit se dire à plus forte raison de l'étude du latin. Supposons en effet que nous en sachions tout ce qu'on en peut apprendre dans la lecture des bons auteurs, | nous manquera toujours le secours d'un homme vivant à qui a langue latine fut naturelle, et un pareil secours ne manque point aux étrangers dans l'étude qu'ils font du français. 7”
Il faut donc que tous les latinistes en prennent leur parti et qu avouent que nous ne pouvons savoir que très-imparfaitement latin païen ; que rien n’est plus ridicule que nos prétentions à le parler et à l'écrire correctement. C'est ce que dit ARE Muret, dont le nom fait autorité, qui passa soixante ( Ne vie à étudier, à parler, à écrire, à enseigner le latin, et c ont cs ouvrages, annuellement réimprimés et annotés en NA passent pour le modèle de la plus belle, de la plus élégan e latinité moderne. Il ne s’épargne pas lui-même etil dit: Tout tant que nous sommes, moi comme vous, après vingt ans, HIQNES ans, quarante ans d'études, nous arrivons & savoir le latin, beaucoup moins bien que les cuisiniers et les muletiers de Rome. ie
Jugeons par là de la perfection avec laquelle nous dev ons aujourd’hui le comprendre, le parler et l'écrire! Et pourtant on condamne la jeunesse à user les plus belles années de sa vie sut des fables et des sornettes, on expose même ses mœurs etsa foi pour: apprendre ce beau latin qu’elle ne saura jamais, Li rte que soient son application et son aptitude, aussi bien que le dernier cuisinier des Romains! Et nous parlons de la force des études, et nous entendons certains professeurs vanter quelques-uns de leurs élèves en disant qu'ils connaissent toutes les grâces sé toutes les finesse de lu langue du siècle d'or! Quelle enfantillage ! quelle pitié! ! | ie
Ainsi donc, qu'on le remarque et qu'on le retienne ou 5, les élèves doués des meilleurs talents et formés par les professeurs les plus habiles, ne font pas une seule phrase re puissent affirmer et prouver qu’elle est vraiment latine. , Cette vérité, humiliante sans doute pour notre orgueil, mais qui pour cela n'en est pas moins une vérité, a été mise en scène dans un apologue que nous nous permettrons de raconter.
Dialogue entre Horace et Santeul.
Santeul passe pour le plus grand poëte latin du dix-septième siècle, Ses Hymnes, regardées comme des chefs-d'œuvre dignes
HA
d'Horace, ont remplacé, dans les bréviaires modernes, celles de St. Grégoire et de St. Ambroise. Or, Santeul étant mort, descend aux Champs Elysées. Horace vient à sa rencontre, se jette à son cou et lui dit: «Je vous attendais depuis longtemps ; vous êtes un autre moi-même ; vous m'avez fait parler dix-sept siècles après ma mort, à la cour de votre grand roi, comme je parlais moi-même à celle d'Auguste» Et il lui récite quelques strophes de ses Hymnes, qu’il exalte jusqu'aux nues.
Santeul se confond, pleure de tendresse, et, avec la modestie d'un poëte qu'on encense, il dit à Horace : «C'est trop d'indulgence ; en tout cas, si j'ai quelque mérite c’est à vous que je le dois. Les éloges que vous daignez me donner sont ma plus douce récompense ; ils me font, dès aujourd’hui, goûter dans leur plénitude les joies de l'éternité. Mais que faisiez-vous en m'attendant ? »
Horace répond : «J'apprenais le français. Je me suis procuré vos meilleurs auteurs, vos grammaires et vos dictionnaires ; il y a cent ans que je les étudie, et je crois posséder assez bien votre belle langue pour la parler et l'écrire correctement. Mon talent, comme vous savez, me portant à la poésie, j'ai composé des vers français. Entr'autres, je viens de finir un madrigal sur le célèbre médecin du Gardit, arrivé depuis’ peu aux Champs-Elysées. Je vais vous lire cette pièce, avec prière de m'en dire votre avis.— Dites mes éloges, reprend Santeul. Après cent ans d’études, un génie comme vous ne peut-être que l’Apollon du Parnasse français, comme il le fut du Parnasse latin»
Il faut remarquer que, dans tout le cours de leur conversation, Horace et Santeul parlaient chacun sa langue maternelle. Prenant alors son manuscrit, Horace prie Santeul de s'asseoir sur le vert gazon, et il commence sa lecture déclamée :
Louis du Gardit
At un bon esprit
ît raison sortable
Quand par un soin dru Fourre en corps membru L'âme raisonnable.
À cette étrange lecture, Santeul ouvre de grands yeux, une grande bouche. Il se contient; mais bientôt son naturel l'emporte, et il part d'un retentissant éclat de rire. «De quoi riezvous? lui demande Horace.—Pardon, illustre poëte, les dieux u'ont pas donné à chaque mortel toutes les connaissances réunies ; Non di, non concessere columnæ. N'ayant jamais conversé avec un Français, il n’est pas étonnant qu'il vous soit échappé quelques incorrections.—Quoi! après cent ans d'étude! Faites-moi donc connaître mes erreurs.—Puisque vous le permettez: on ne dit pas a! un bon esprit, mais a un bon esprit»—[Là dessus, Horace,
SO AT te a ge
er ane ART
fase HS
s, celles de ort, descend e, se jette à emps ; vous sept siècles 1e je parlais Les strophes
la modestie ‘op d’indulus que je le it ma plus soûter dans 1eZ-VOUS en
1is procuré paires ; il y bien votre Mon talent, sé des vers gal sur le 1ps-Elysées.
otre avis.— ‘études, un | Parnasse
iversation, naternelle.
le s'asseoir
yeux, une turel l’emquoi riezles dieux ’S réunies ; é avec un quelques -moi donc on ne dit s, Horace,
CEA $ # He A cle e Fi} = ns É 4 ù ë et A # se Pb re F4 LA d4
Nm
fort de sa grammaire, essaie une justification plus malheureuse encore que sa locution. «Cest, dit-il, une règle de votre poésie qu'il faut fuir le hiatus, regardez.» Et il lui montre un traité de versification française. «Au surplus, ajoute-til, at un bon esprit n'est-il pas aussi bon que a-t-il de l'esprit, a-t-elle du bien, at-on diné? Il n'y à pas moins de raison à mettre un t entre « et un qu'entre a et # ou elle, puisque c’est la même cacophonie qu’il faut éviter. De plus, comme on conjugue je bats, tu bas, il bat, je ne vois pas pourquoi on ne conjugerait pas de même, j'ai. tu as, it at. Enfin, j'ai vu arriver ici des habitants du Lyonnais et de la Bretagne qui parlent ainsi»
Santeul ébahi s'abstient de répondre Horace continue : «Que dites-vous de mon troisième vers: une raison sortable ?—T1 n'est pas français.—Comment? dans vos bons auteurs on trouve à chaque instant un parti sortable, pour signifier un parti convenable, et vous ne voulez pas qu’on puisse dire une raison sortable, c'est-à-dire une raison convenable, une raison qui convient au sujet dont il s'agit ?—Ce n'est pas moi qui m'y oppose, c'est l’usage.—Aiïinsi sur mes trois premiers vers, en voilà déjà deux qui ne sont pas français ?
«Que direz-vous du quatrième: Quand par un soin dru?, Santeul se tord de rire. Ge fut pis encore lorsque Horace entreprit de faire ressortir la beauté poétique de son épithète, « Vous ne voyez donc pas, dit-il à Santeul, que l’épithète dru est une métaphore prise des oiseaux. Elle forme un sens figuré plus noble et plus poétique que les adjectifs assidu où empressé, dont je me serais servi si j'avais écrit en prose.—Pas plus en prose qu'en poésie, soin dru n'est pas français.—C'est donc encore un vers à sacrifier.
« Quant à mon cinquième, qui m'a coûté beaucoup de travail, je le crois irréprochable : fourre en corps membru.» Le rire étouffe Santeul, qui peut à peine répondre : «Il est encore moins français que les autres»—Qu'est-ce donc qui vous choque ? Chaque mot n'est-il pas français ! L’adjectif ne s’accorde-t-il pas en nombre et en genre avec le substantif? Le sens n'est-il pas vrai? l'image noble et pittoresque ? Comprenez-moi : j'ai voulu dire que l'âme raisonnable non seulement entre dans le corps humain pour s’y unir, mais que le formateur de l’homme l'y introduit, l'y insinue jusque dans les plus petites extrémités de toutes les parties, ce que le mot fourre exprime parfaitement,
«J'ai dit membru pour signifier qui a des membres, comme vous dites vétu, qui a des vêtements ; pelu, qui a du poil, cornu, qui a des cornes ; branchu, qui a des branches. Avez-vous quelque chose à reprendre ?—Illustre poûte, tous les mots que vous avez employés sont français ; mais l'usage que vous en faites ne l’est pas ; le sens particulier que vous leur donnez ne l'est pas davantage, et l'agencement de vos phrases l'est encore moins,
Cela n'est pas étonnant: quand on n’est conduit dans l'étude des langues que par l'analogie, par la grammaire et par les livres, il est impossible de ne pas tomber dans une intinité de fautes.— « Mes vers sont donc ridicules» Santeul baissa la tête et ne répondit pas.
«Je vous comprends, dit Horace. Veuillez maintenant me lire quelques-unes de vos belles Hymnes» Santeul commence, et Horace d’éclater de rire. « De quoi riez-vous ? lui demande Santeul.—Pardon, illustre poûte; les dieux n’ont pas donné à chaque mortel toutes les connaissances réunies: Non dei, non concessere columnæ. N'ayant jamais conversé avec un Latin, il n'est pas étonnant qu’il vous soit échappé quelques incorrections; mais continuez » Santeul reprend sa lecture déclamée : de nouveaux rires l’interrompent.
Pour en finir, Horace lui dit : « En vous lisant mes vers francais, j'ai voulu vous donner une idée de vos vers latins Vous avez trouvé les miens ridicules, et je suis parfaitement convaincu que vous avez raison ; les vôtres ne le sont pas moins. Tous les mots que vous avez employés sont latins ; mais l'usage habituel que vous en faites ne l’est pas; le sens particulier que vousleur donnez ne l’est pas davantage, et l'agencement de vos phrases l'est encore moins. N’en soyez pas étonné : quand on n’est conduit dans l'étude des langues que par l'analogie, par la grammaire et par les livres, il est impossible de ne pas tomber dans uncinfinité de fautes. Soumettens-nous à la fatalité ; et, si vous voulez m'en croire, nous ferons consister une partie de notre bonheur éternel à nous moquer, vous et moi, dans les Champs Elysées, de ceux qui sont assez sots pour admirer sur la terre vos vers latins et mes vers français
Horace n'avait pas fini de parler, qu'une ombre armée d’un fouet s'avance vers les deux interlocuteurs : c'était l'ombre de Malherbe. «Par Apollon et par les Muses, dit-elle à Horace, illustre satirique, je te remercie ; mais daigne exécuter l'arrêt qu'étant sur la terre, j'ai prononcé au nom du sens commun contre Santeul et ses pareils.—Quel estil?—J’ai dit : « On ne peut «entendre la finesse des langues qu'on a apprises que par art, «et si Horace revenait au monde, il donnerait le fouet à tous «les modernes qui se mêlent de faire des vers latins»—Horace saisit le fouet; Santeul échappe à la correction en se cachant dans un bosquet de myrtes; mais Horace à gardé le fouet.
IT
Conclusions à tirer de ce qui précède,
Le fait est done incontestable : nous ne savons pas le latin paien ; on ne l'a jamais su depuis la Renaissance. C'est à tel
BEA RRPAENNSE
RE
je
poi ny del le 1
J pot fun
voit ter1 tue ne | à q rap
tho coll hui mêr
D des
très
rést teni
s l'étude des les livres, il le fautes.—
tête et ne
ntenant me commence, ui demande as donné à on dei, non un Latin, il 2orrections ; clamée : de
s vers frantins. Vous convaincu . Tousles ge habituel e vousleur os phrases 1 n’est conr la grammber dans et, si vous e de notre es Champs ur la terre
rmée d’un ’ombre de à Horace, iter l’arrèt
commun )n ne peut 1e par art, uet à tous >—Horace e cachant buet.
s le latin ‘est à tel