‹ La Méthode Concentrique Dans Le Diagnostic Des PsychonévrosesChapitre 13 sur 21 · LAS · texte numérisé non relu

LAS

GED 3 Sur

‘ti sidérablement émus, ont montré qu'il y avait un processus fonctionnel. qui n'était pas psychogénétique, : c’est-à-dire qui n’était pas lié à un désir ou à l'intérêt,

mais qui était physiogénétique, c’est à-dire dû à des

7 perturbations de l’organisme lui-même. Cette sphère

| est très importante parce qu'elle est liée essentiellement

à la symptomatologie sympathique et: endocrinienne.

s? Elle n’est pas liée à une altération organique; elle n’est

. pas liée non plus seulement à des troubles psychiques ;

ellè est liée à des perturbations organiques fonction-

nelles. (08 est une sphère de perturbations dynamiques | C'est pour. cela que M. Laignel- Lavastine a pu dire

que « dans les accidents du travail l'individu réagit Ÿ: avec tout son être :'avec ‘son corps. lésion organique ” lésionnelle: avec son CŒUT : lésion organique dynamique 7 et aveg, son esprit : perturbations psychogénétiques. » 5 RTS

On. pourra donc grouper les. symptômes, présentés par | Jess accidentés du br avail en 3 zones que schématisera ni

; . 4 le dessin p.22? None fac + 6

Une zone ue: ou noyau organique Béntral ANS

| :18ù Une zone externe ou zone psychogénétique. pau 0) Une ‘zone: intermédiaire ou zone physiogénétique. Girl 4 FE k ÿ PA ; : ù A2 AU

de , x D | | ! à À * / M} j à } EX LE TANT AN TES x * \ ; e : où

: re ‘est le point de départ de la méthode concenj \ Eu

“rique. dans le diagnostic des DEVCROnENr One En ap- 1 pansne cette méthode il y a lieu de considérer cinq Re va couches NRA MER | ES D abord l'atmosphère périphérique psychique, puis u | sas au- “dessous, la couche nerveuse; en troisième lieu la ; ) î af

couche endocrinienne, puis la couche viscérale, enfin le noyau central où noyau morbifique.'

Et nous sommes ainsi conduits, pour représenter

Schéma 1]

19 Zone psychogénélique. — 20 Zone physiogénélique. —

.39 Noyau organique. À | |

Schéma II

19 Zone psychique. -— 20 Zone nerveuse. — 39 Zone endocrinienne. — 49 Zone viscérale. —— 59 N6 «it mor-

bifique.

les symptômes des psychonévroses, à un dessin analogue

à celui qui nous a servi pour la représentation des symp-

tômes constatés chez les accidentés du travail(Schéma 11) Tail $ ÿ Nous allons étudier rapidement ces différentes cou-

ches pour voir comment dans chacune il faut mener

xs analyse.

19 La couche psychique comprend deux versants . à) Un versant exlérieur Vers la société et les relations d’ interpsychologie; : b) Un versant intérieur : le subconscient,: le moi profond.

a) Le versant exlérieur est celui qui apparaîtau premier abord et pour lequel souvent le malade vient consulter. Il se caractérisé par toutes les modifications de la conduite, dé l’affectivité, du travail qu'un interrogatoire rapide met facilement en évidence. Mais il se complique très souvent d’une série de manifestations d’interpsychologie familiale ou professionnelle, de telle sorte que lorsqu'on voit un malade pour la première fois il est souvent impossible de se rendre compte de la profondeur de ses troubles et,avant de porter un pronostie, il est nécessaire que le malade passe quelques jours dans une maison de santé afin qu'il se débarrasse de ses réactions d’interpsychologie familiale ou professionnelle. Pendant ce temps on se rend compte des modifi-’ cations qui se produisent dans sa conduite, dans son travail et on’ étudie avec soin son comportement dans

ses actions journalières.

b) Et c’est ainsi que par l’étude des actions manquées, des lapsus de la parole ou de l'écriture on va pénétrer dans ce versant interne de la psychologie du malade.

La méthode de Freud par les mots inducteurs ,sera d’une grande utilité pour dépister les complexes profonds et c’est l'absence de réponse qui indique le point . par où il faut pénétrer pour arriver au moi profond.

De même l'étude des rêves et des rêveries diffuses ou localisées du malade permet de se rendre compte du

subconscient.

2° La couche nerveuse comprend elle aussi deux versants :

a) Le versant de la neurologie de relation avec la recherche, des critères caractérisés par l'existence ou l'absence de signes physiques d’affections organiques lésionnelles du système nerveux. Etude des troubles moteurs, des troubles sensitifs, modification des réflexes tendineux, cutanés, pupillaires. etc.

b) Le versant sympathique. I faut voir si les manifestations sympathiques somt d'ordre lésionnel ou si elles sont d'ordre dynamique. Toutes les asymétries, toutes les: localisations des réflexes sympathiques permettent des diagnostics de localisation. Au contraire, toutes les variations régionales diffuses sont l'indice de perturbations purement dynamiques sans localisabion.

On étudiera donc :

SNS TRES

-Les réflexes pupillaires (réactions de Schiff, de Tournay, myosis, mydriase).

Les réflexes. cutanés î La raie blanche de Sergent.

La raie rouge mécanique.

La raie vasomotrice beaucoup plus importante, car en rapport direct avec l’innervation -sympathique vasculaire de la région intéressée.

Le réflexe pilo-moteur dont l’exagération indique

VPhyperexcitabilité de l’orthosympathique.

clinique la plus importante.

* R. O. C. positif, vagotonie

Le réflexe solaire nettement positif indique uné exci

tabilité marquée de lorthosympathique. Il coïncide

(Fr,

souvent avec un R. O. C. inversé ou nul.

FN Parmi les épreuves physio-chimiques deux fournis- Bi sont des résultats particulièrement intéressants.

2 ke Le mélabolisme basal et l'épreuve de l'hyperglycémie | provoquée. Nous y reviendrons plus loin. Les épreuves f . biologiques et pharmaceutiques me nous retiendront pas, car quoique susceptibles de fournir des résultats de AE intéressants elles ne sont pas encore entrées dans la ; pratique journalière.

30 La couche endocrinienne. Ici encore deux versants : a) Versahl morphologique qui est essentiellement lié aux perturbations de l'équilibre physico-chimique

Le réflexe oculocardiaque qui est certainement l'épreuve

R. O.C. nul ou inversé, excitabilité orthosympathique. |

Mes) sas

endocrinien. C'est donc dans cé versant morphologique

endocrinien que nous retrouverons les facteurs dépen-

‘ dant de la constitution, du tempérament et du caractère.

Modifications, de la taille, de la corpulence. Troubles du côté de la peau (pigmentation, peau in-

filtrée) du côté du système pileux (développement

‘exagéré des poils, absence, calvitie précoce). Modification de volume du corps thyoïde, des glandes

mammaires, des testicules, etc.

b) Versant humoral. — Les glandes à sécrétions

internes par leurs hormones, leurs häarmazones et leurs

chalones, c’est-à-dire par les séc rétions qu excitent,

‘arrêtent la sécrétion des autres glandes ou qui agissent

sur la croissance de: Pindividu, modifient lé milieu

humoral. Il y aura donc lieu d'étudier ce milieu humoral par tous les procédés que nous possédons. : Avant tout on recherchera : le mélabolisme basal,

qui indique par son augmentation une hyperthyroïdie

et partant une *hyperexcitabilité orthosympathique

simple ou ‘compliquée de vagotonie. Sa diminution

signihie hypothyroïdie et hyposympathie. L'épreuve

de l'hyperglycémie provoquée dont la technique a été

réglée par M: le Pr ofesse ‘ur Marcel Labbé, EI renseigne

* Jes états diabétiques et prédiàbétiques et permet

en outre de, déceler des hyperthyroïdies camouflées. On pr atiquera de «même avec intérêt l'épreuve de l’hypophyse, l'épreuve de Goœtsch.

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