‹ La Méthode d'influence de Saint François de SalesChapitre 13 sur 22 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

A travers les assimilations spontanées de notre volonté avec le bien, en lequel elle se complait « comme en son objet tres aggréable » (1), saint François de Sales a découvert une orientation définie de notre activité. Il a vu aussi que le progrès de cette dernière marqué par des adaptations de plus en plus heureuses est dû à l’épanouissement d’une « inclination naturelle d’aymer Dieu sur toutes choses ».

Son analyse lui a donc permis de faire le point où nous en sommes dans nos démarches psychologiques, c'est-à-dire de déterminer le but vers lequel nous allons nécessairement, la manière, dont nous le poursuivons et les ressources que nous possédons pour cela. Il pourra désormais nous offrir un idéal proportionné à nos forces et trouver une méthode efficace pour l’atteindre, en mettant en valeur les aptitudes foncières de notre nature.

Mais avant d’exposer son œuvre de synthèse pratique, il est intéressant d’étudier les problèmes qu’en fait pose et résout cette tentative de tracer à l’âme humaine un itinéraire vers sa fin suprême.

Au point de départ, elle constate une inclination

(1) Traitté, liv. I, ch. 7, — t. IV, p. 40.

naturelle d’aimer Dieu sur toutes choses ; ne pourrait-on pas trouver en elle quelque indice révélateur de notre destinée ? — Nous paraissons marcher vers notre fin sous la contrainte d’un règle inflexible opérant un triage entre nos diverses aspirations : quelle est la loi de cette logique morale qui dirige notre mouvement ? — Enfin, parvenus au bout de nousmêmes en notre effort, nous devons avouer notre impuissance à gravir le sommet que nous entrevoyons : quel est donc notre réel point d’arrivée ? Quelles sont les limites infranchissables à notre ascension ?

Le point de départ, le mouvement, le point d’arrivée; voilà, semble-t-il, ce qu’il importe d'examiner avant d'entreprendre le voyage.

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