On doit réserver aux examens minutieux, faits dans les
cliniques de maladies d'oreilles, de décider pour quelles formes d'otites et à quelles périodes de l’évolution de ces otites la stase est admissible avant l'emploi d'un traitement opératoire,
4. La stase semble particulièrement dangereuse dans les otites à streptocoques. ;
5. Il faut rejeter absolument toute tentative de stase chez les artério-scléreuxet dans les cas de complications intra-craniennes (abcès du cerveau, abcès extra- dural, thrombose des sinus, méningite) (1).
Abstraction faite de ce dernier paragraphe dont la naïveté n'échappera à personne, les conclusions de Schwartze nous
semblent suffisamment prudentes.
Cas chroniques.
Dans les Suppurations chroniques, la stase, d’ après les résultats publiés jusqu'ici, paraît inutile et dangereuse :
Elle est inutile, car sur les 11 cas de Bier et de Keppler, un ne guérit qu’à la suite d’un autre traitement (ablation de polype), deux guérirent incomplètement, l’otorrhée persista, les phénomènes mastoïdiens régressèrent: quatre furent opérés (séquestres etcholestéatomes) et 'de l'avis même de Bier, de tels cas ne doivent pas être soumis à la stase.
Elle est dangereuse, V observation, citée plus haut, le mon-
1: Schwarlze, Société médicale de Halle :’séance du juillet 1906.
Lu pa
tre : il est, d’ailleurs, bien imprudent de laisser uniquement à la stase hyperémique le soin de guérir des otites avec cholestéatomes.
W. Keppler (1).
Observations.
A CAS PAIGUS.