‹ La Méthode de Bier: Dans les Suppurations Otitiques et MastoïdiennesChapitre 32 sur 49 · LUE ES · texte numérisé non relu

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gonfler et qui permet de rendre plus parfaite l’adhérence de la ventouse aux téguments : le corps métallique est relié par un tube à une poire aspiratrice : cette dernière est en caoutchouc, ainsi que le tube et tous deux sont munis de soupapes au moyen desquelles l'air, en même temps que l’on comprime la poire, peut s'échapper à l'extérieur. Pour pratiquer l’aspiration, on place la coquille sur l’oreille de façon à ce que tout le pavillon y soit contenu: On presse la poire pour la vider, puis on la laisse revenir sur elle-même : elle aspire alors tout l'air contenu dans l'appareil, dans le conduit et dans la caisse et, par le même mécanisme, toutes les sécrétions.

Appareil de Leuwer.— C'est le type des appareils du deuxième groupe : il se compose d’un spéculum de verre à la partie inférieure duquel se trouve un réservoir, en verre également, destiné à recueillir le pus (fig. 2). La partie supérieure du réservoir est en communication avec un ballon aspirateur au moyen d’un tube de caout-

chouc. Leuwer a fait construire, sur

Fig. 2

ce modèle, quatre appareils de dimensions différentes, 4, 6, 8, 9, suivant le diamètre de la partie du spéculum qui doit s’adapter à l’entrée du conduit. Chacun de ces deux appareils a ses avantages et ses inconvénients : le premier permet d'éviter tout contact avec le conduit : ilest, en outre, d’une application facile ; enfin, aucun accident ne peut résulter du fait d’une raréfaction trop intense, car cette dernière se répartit dans un espace relativement grand : d'autre part, pour Sondermann, il aurait

1. Gravure extraite du catalogue de la maison Eschbaum, à Bonn.

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une qualité importante, celle de pouvoir être appliqué par le | malade lui-même et sans aide : à notre avis, cette qualité est des plus discutables : nous y reviendrons un peu plus loin. Par contre, il présente deux gros défauts : d’abord, il n’est pas transparent et on ne peut, par conséquent, à travers ses parois opaques, juger du degré exact d’aspiration obtenu : d’autre part, la stérilisation d’un appareil de métal et de caoutchouc, supportant mal l’ébullition, est bien difficile.

A ce point de vue, le spéculum aspirateur de Leuwer est préférable : on peut, sans difficulté, pour le désinfecter, séparer le verre du tube de caoutchouc ; mais il offre, lui aussi, un inconvénient capital : son application.est souvent douloureuse pour le malade : nous avons pu constater ce fait par nous-même, et cela se comprend aisément si l’on songe combien est fréquente l’otite externe au cours de l’otite moyenne suppurée. | |

D’autres aspirateurs analogues à celui de Leuwer, ceux de Muck en particulier, sont d’un emploi plus délicat ; nous les reproduisons plus loin.

L'appareil le plus simple nous semble le meilleur : nous avons toujours employé la simple cloche de verre, ronde ou ovale, ‘recouvrant l’entrée du conduit, le pavillon et la région péri-auriculaire. Elle est facile à désinfecter, son application n'est pas douloureuse : on peut, enfin, surveiller sans difficulté, la région sur laquelle on l’applique. Sondermann a imaginé ces derniers temps un appareil de ce genre qui est figuré ici (fig. 3).

2° Règles concernant l'application des ventouses. — L’application des ventouses nécessite certaines précautions tout ‘aussi importantes que celle de la bande. D'après XTapp, Schulze, Schmieden, et d’après notre expérience personnelle, on obtiendra une bonne hyperémie et une aspiration suffi-

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