‹ La Méthode de l'Économie PolitiqueChapitre 18 sur 102 · Aulobiographie, chap. V, p · texte numérisé non relu

Aulobiographie, chap. V, p

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excessive plus tard (1), s’efforça de « convertir » Mill, il résista ; il répondit même assez énergiquement, en insistant sur tous les points faibles de la doctrine (2). Si Mill subit l'influence de ces penseurs, il les jugea avec une parfaite lucidité : «Je suis fermement convaincu, écrit-il à G. d’Eichthal (3), que vous avez encore beaucoup à apprendre, en économie politique, des économistes anglais, siinférieurs qu'ils vous soient sur d’autres points. » Mais il est très certain que Mill fut frappé de la valeur de la philosophie de l’histoire des Saint-Simoniens (4): ils ont eu le mérite de comprendre le rôle joué autrefois par des institutions aujourd’hui surannées ; ils ont eu l’idée de l’évolution de l'humanité, s'opérant grâce à l’alternance des périodes critiques et des périodes organiques ; ils ont cru à la valeur de l'intelligence et au progrès social. Et nous sentons bien, dans toute la correspondance de Mill avec d'Eichthal, qu'il est plein de sympathie et d'admiration pour ces jeunes hommes, à l’esprit ouvert, au cœur ardent, épris comme lui-même de science et d’idéal.

Parmi les ouvrages saint-simoniens que Mill eut

1. Gustave d'Eichthal écrivait plus tard en marge d'une de ses lettres : € Il n'est pas surprenant que Mill et Tooke m'aient reproché mon ardeur sectaire » ( note de son fils, dans Corresp. avec G. d’Eichthal, p. 39, n.1 ).

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