‹ La Méthode de l'Économie PolitiqueChapitre 24 sur 102 · S 1. — SCIENCE ET ART · texte numérisé non relu

S 1. — SCIENCE ET ART

Les débuts de la plupart des sciences ont été rendus difficiles par l'existence de spéculations vagues et antiscientifiques sur leur objet. Quand les hommes commencent à s'intéresser à un ordre nouveau de questions, ils ont coutume de viser un but pratique et, par là mème, ils sont portés à aborder trop vite des problèmes trop compliqués. Parlant de l’état des sciences en Angleterre, Mill écrivait un jour à Auguste Comte (1): « Quant à la biologie, elle reste encore chez nous, plus que chez vous, dans cet état provisoire, si bien caractérisé par vous, et même par Bacon, celui dans lequel /a science n’est pas encore séparée de l’art correspondant. » C’est là un fait très général ; il est particulièrement manifeste en ce qui concerne les sciences de l’homme : c’est en vue d’une meilleure organisation pratique que l’on a d’a-

bord étudié la vie morale, la vie politique, la vie éco-

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