‹ La Méthode de l'Économie PolitiqueChapitre 26 sur 102 · Essai, p · texte numérisé non relu

Essai, p

qu'il pense contribuer ainsi à l'éducation posilive de beauconp d’esprits, qui risquent de se réfugier dans « l’empirisme systématique >etde«nier toute doctrine générale en matière sociologique » (1). Pour n’ètre pas empirisme pur (les médecins prennent encore le mot dans ce sens), l’art devra se fonder sur la science.

Voici comment Mill conçoit leurs relations (2) : « L'art se propose une fin à atteindre, définit cette fin, et la soumet à la science. La science la reçoit, la considère comme un phénomène, comme un effet à étudier et, après en avoir recherché les causes el les conditions, larenvoie à l’art avecun théorème sur la combinaison de circonstances qui pourrait le produire.» C’est done « dans les théorèmes de la science qu’ontrouvera les fondements de toute règle d’art »(3). En un sens, on peut dire que la science et l’art envisagent les mèmes choses de deux points de vue opposés : la science « s’attache à une causé qu'elle suit dans ses différentseffets, tandis que l’art rapporte un elfet à ses causes et conditions multiples et diverses ».

Rien ne serait plus dangereux que de méconnaître les rapports de la science et de l'art, du théorème et du précepte. Le second tire du premier sa justification ; et c’est seulement en consultant Île premier

qu'on peut mesurer la portée véritable du second.

1. Lettres à Comte, p 322. 2. Logique,l. VI, ch. XU, $ 1, t. 11, p.551.

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