‹ La Méthode de l'Économie PolitiqueChapitre 42 sur 102 · Logique, 1. NI, ch. IX, $4, 1. I];p · texte numérisé non relu

Logique, 1. NI, ch. IX, $4, 1. I];p

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tion ou l'application des théories ; nous aurons à nous expliquer plus tard sur ce point.

Aïnsi la complexité des faits n’est pas un obstacle à la constitution de la science sociale, puisque le savant pourra, dans cette complexité, s’attacha à l'étude de certains facteurs essentiels. Pourtant Mill avait eu trop clairement conscience de la difficulté ‘pour ne pas conserver quelque inquiétude. Sur la fin de sa vie, dans son petit livre sur Aug. Comte (1), ce n’est pas sans mélancolie qu'il parle de cette espérance du philosophe français de voir se constituer rapidement une sociologie capable de rallier tous les suffrages ; et à ce moment, c’est la complexité et la variété infinie des faits qui lui paraît le plus redoutable obstacle : « Les faits étant plus compliqués, et dépendant d’un plus grand concours de forces que dans tout autre science, la difficulté de leur appliquer la méthode déductive s’accroît en proportion ; tandis que la différence considérable entre un cas et un autre dans quelques-unes des circonstances qui affectent le résultat de l'opération fait que la prétention à l’induction directe ne vaut ordinairement pas mieux que l’empirisme. » Certes Milln’a jamais pensé que ces difficultés allaient jusqu’à rendre impossible la science sociale ; il pense du moins que sa cons-

titution sera laborieuse.

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