L. — L’ATTITUDE GÉNÉRALE DE MILL
Mill nous raconte dans l’Autobiographie (1) commen! prirent corpsses idées sur la méthode des sciences sociales. Vers 1829, il était tout pénétré des conceptions politiques de Bentham et de son père; sans doute il en sentait déjà les lacunes, mais il ne songeait pas à en faire une revision complète. Il avait le sentiment, obscur encore, qu’on ne pouvait pas en pareille matière utiliser l'expérience spécifique, et que les adversaires du benthamisme avaient tort de lui reprocher de procéder a priori, contrairement à la conception baconienne de la science. « J'en était là, nous dit Mill, quand parut dans la Revue d’Edimbourg la fameuse attaque de Macaulay contre l’Æssai sur le gouvernement de mon père. Cet article me donna beaucoup à réfléchir. » On comprend fort bien
l’impression de Mill. L'article de Macaulay (2) est