Logique, 1. IT, spécialemont ch. VI et X
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non
savantageuses ; d'abord parce qu'il serait impossible de reconnaître et d’enregisirer tous les faits de chaque cas, et ensuile, parce que, ces faits étant dans un état de changement perpétuel, il arriverait qu’avant l'écoulement d’un temps suffisant pour constater le résultat de l'expérience, certaines circonstances importantes auraient cessé d’être les mêmes. » D'autre part, il est même inutile de s’arrèler à ces objections, « puisque nous sommes manifestement dans l'impossibilité d’instituer aucune expérience artificielle. » Il nous resteune ressource : l'étude des expériences que la nature nous présente toutes faites ou que l’homme réalise pour d’autres raisons que des fins scientifiques. Ainsi procèdent l’astronome qui ne peut agir sur les positions des astres, et le médecin qui n’ose inoculer une maladie à un sujet. En l'espèce c'est à l’histoire que nous pouvons être tentés de demander des renseignements. On conçoit que l’on cherche à voir quels ont été les effets d’une famine ou d'une mesure législative sur la situation économique d'un pays.
La question revient donc à voir si les exemples fournis par l’histoire sont tels qu’ils permettent une application correcte des méthodes inductives, étudiées par Mill dans le IIT° Livre. Le seul fait que nous n'organisons pas nous-mêmes l'expérience doit nous mettre en défiance (1) : « Au lieu de pouvoir choisir et
régler les circonstances concomilantes, nous avons à